L’heure du dîner sonne dans le clocher. Il retentit de ses douze coups, harmonieusement. Vestige d’un temps où elles rythmaientt les mœurs et des habitants, aujourd’hui, patrimoine de sa plus simple expression. Certains, se berçant sur leurs galeries, nourrissent de regrets cette époque où tout était plus simple... selon eux. D’ailleurs, lors de rassemblement populaire, ils jouent de nostalgie un sifflant aux oreilles les mêmes histoires, maintes fois répétées, trop de fois selon plusieurs, mais on ne peut leur en vouloir. Ils sont les archives d’une époque révolue. Les jeunes se plaisent d’ailleurs à les nommer les « Gardiens d’un jadis éloigné ».
Les jeunes, pour leur part, s’occupent comme ils le peuvent. Il faut dire qu’à St-Vincent, la vie se résume et se rythme bien souvent au cycle des saisons et des tâches qui y sont associées. Les fermiers, en supériorité numérique, tiennent les rênes du pouvoir, ainsi, ils érigent une barrière à l’évolution des nouvelles technologies et ferment la porte aux offres d’affaires qui passent en colporteurs semaine après semaine. Ainsi, les jeunes usent de stratégies pour tuer le temps, comme si le temps était mortel... mais ça, c’est un autre débat. Les adolescents parcourent les sentiers forestiers en quête de sensations fortes. Jeu d’équipe extrême qui consiste à attacher un adversaire à un arbre et le laisser ainsi jusqu’à ce qu’un membre de son équipe le découvre et le libère. Le tout sans se faire repérer par l’adversaire. Le petit Gaspard avait d’ailleurs failli y passer une nuit entière si sa mère n’avait pas hurlé contre ses amis afin qu’ils le retrouvent avant la tombée complète de la nuit.
Cependant, comme rien n’est infaillible, le vieux père Trémond, avec ses soucis constants financiers, a mis un genou à terre. La faillite en épée Damoclès ne lui avait pas laissé le choix... Mauvais placements et perte de la valeur du blé sur le marché lui avaient fait perdre plus que ce qui ne pouvait s’en permettre. Résigné, pourtant fier, il avait cédé à vendre une partie de sa terre à un promoteur immobilier.
Rapidement, les grues et autres pelles mécaniques se sont invitées à St-Vincent et une rue, la première à voir le jour depuis plus de 39 ans, était apparue. La rue du trèfle à quatre feuilles. Original, nul ne savait le dire, car comment savoir ce qui porterait chance dans cette nouveauté qui s’invitait ici.
Rapidement, les grues et autres pelles mécaniques se sont invitées à St-Vincent et une rue, la première à voir le jour depuis plus de 39 ans, était apparue. La rue du trèfle à quatre feuilles. Original, nul ne savait le dire, car comment savoir ce qui porterait chance dans cette nouveauté qui s’invitait ici.
Les curieux se pointent le bout du nez au coin de la rue pour y voir quelle tête pouvait bien avoir ces nouveaux. On voyait plus de voitures circuler depuis un certain temps, et les « Gardiens d’un jadis éloigné » n’aiment pas cette activité nouvelle qui troublait leur quiétude. Puis, en peu de temps, 5 maisons voient le jour et déjà les camions de déménagement s’y garaient. Ces « nouveaux », ces « étranges » n’avaient pas perdu de temps. Il faut dire que le coût des terrains était relativement bas, ce qui incitait les gens au flair économe.
Puis, il y a ce 4x4 qui sillonne de plus en plus les rues du village. Troublant comme véhicule qui joue de contraste avec les tracteurs, VTT et les voiturettes à chevaux. Qui étaient ces hommes et qu’est-ce qu’il tentait de repérer ainsi? Les commères jouent d’hypothèses farfelues, mais le tout demeura ainsi, car nul n’ose l’arrêter et lui poser directement la question...
bien... bien... bien... voilà les cartes posées. Affaire à suivre. :-)
RépondreEffacerOui, à suivre!!! Merci Gente Dame!
EffacerMerde... Tu fais C... Mathieu ! Tu ne devais pas écrire sur un voisin ? Là, tu nous plante un décor et moi je suis complètement à côté avec mon histoire. Tu aurais dû publier ton texte avant tout le monde afin qu'on puisse s'y accrocher. Première boulette de papier dans la corbeille... Plus qu'à recommencer. Pfff !!!
RépondreEffacerBien, bien, bien... Je dois me résoudre à te faire mon mea culpa, ou plutôt à m'excuser de mes propos agacés, balancés un peu trop vite en commentaires. Je devrais apprendre à lire correctement les consignes avant de me jeter, tête baissée, dans une quelconque aventure. Je te prie donc d'accepter les excuses sincères du chat. Par contre, comme tu le sais, ça me frise quand même la moustache de devoir reprendre mon texte. Alors ne soit pas trop pressé de me lire.
RépondreEffacerQuant à ton texte, que je n'ai même pas pris la peine de commenter à sa juste valeur, tant mon poil s'était hérissé, sache qu'il te ressemble. Inutile de te dire que je le trouve superbe puisque tu sais déjà que je reste amoureuse de tes mots ainsi que de ceux de Jacques (qui a vraiment écrit un magnifique texte). Alors voilà, Monsieur Mathieu... Le chat, dans toute son élégance, courbe la tête.
Nulle faute Gente Dame! Je comprends totalement, ce genre de situation m'arrive tout le temps! J'ai le défaut de lire en diagonale ;) Mais j'ai confiance en toi et en ton talent! Alors, oui, j'ai hâte de te lire!
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